L’avenir de l’automobile

L’automobile fait partie intégrante de la société actuelle mais les mœurs et les exigences de cette dernière évoluent et l’industrie automobile doit s’adapter.

Introduction

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Elle est révolue la belle époque de la charrette tirée par des bœufs, de longues et pénibles marches forcées que ce soit dans le froid comme sous un soleil épouvantable, ou encore des cavaliers sulfureux parcourant les étendus sauvages sur le dos de leurs chevaux.

L’âge d’or du moteur à explosion, des odeurs enivrantes des gaz d’échappement et des vrombissements caractéristiques des accélérations, a révolutionné le monde du transport et, il faut bien l’avouer, apporté le progrès dans bien des aspects de la vie.

L’avènement des automobiles a permis à l’Homme de gagner un temps précieux qu’il peut employer à d’autres fins, de faire moins d’effort tout en produisant plus, d’aller encore et toujours plus vite et plus loin.

La voiture victime de notre dépendance

Prendre les transports en commun, sa voiture ou sa moto parait tellement banal aujourd’hui si bien que personne n’envisagerait vivre différemment tellement c’est devenu naturel.

La voiture qu’elle soit à essence ou gasoil est devenu un outil indispensable dans notre train-train quotidien ; que ce soit pour transporter des biens, se rendre au travail ou à un rendez-vous, aller faire ses courses, faire une promenade, récupérer les enfants ou sauver des vies.

Son importance au sein du tissu social et économique n’est même plus à démontrer. De plus l’industrie automobile est pourvoyeuse d’emplois et par là-même de développement.

Cependant, on pourrait, à tort, être amené à croire que tout est parfait et que l’existence doit juste suive son cours ; il n’en est rien. Tout ne peut pas être rose uniquement et chaque chose porte et dissimule plus ou moins bien sa part d’obscurité.

Une voiture classique Ford

Une voiture classique Ford

La voiture d’aujourd’hui qui pose problème pour demain

Les automobiles classiques, entendez par là les voitures à combustibles fossiles, ont, au fil des générations, montré leurs limites.

Certes, on a réussi à échanger le charbon encombrant et solide de nos réservoirs avec des produits soit disant liquides comme l’essence ou le gasoil.

Pourtant, même s’il est indéniable que ce fut une grande avancée technologique, surtout du point de vue de la miniaturisation des véhicules, qui a incroyablement boosté notre le développement, les répercussions néfastes de cette technologie se font aujourd’hui ressentir et pressent la société en faveur d’une nouvelle évolution ou révolution.

La source du miracle industriel du siècle précédent, le pétrole, pose de plus en plus de problèmes pour notre futur.

Sa localisation (offshore ou onshore et en fonction de la zone géographique), son extraction (toujours plus complexe), sa transformation (raffinement toujours plus polluant), sa valeur sur le marché (en hausse constante), son caractère périssable (déclin constant des réserves) et les instabilités géopolitiques qu’elle génère la rendent dangereuse pour de nombreuses économies, voire toutes tellement elles en sont dépendantes.

Mais les effets délétères de son usage intensif et répété sur le long terme (des décennies) ne se limitent pas uniquement à la simple échelle étatique.

Ils affectent également l’Homme et son environnement bien plus qu’on ne le croit.

Ainsi, concernant les rejets issus de leur combustion (les gaz d’échappement), il n’est plus à démontrer que de part leur composition (particules libres et NOx), ils sont non seulement dangereux pour la santé de l’Homme du fait des préjudices sur la santé, mis à part la pollution olfactive et auditive, principalement sur le système respiratoire (augmentation des risques allergiques et des affections respiratoires simples et compliquées comme l’asthme ou les bronchites, facteur de risque cancérigènes surtout cancer du poumon, etc.) ; mais ils sont aussi néfaste pour l’environnement principalement parce qu’ils détruisent la couche d’ozone ce qui génère et amplifie trop brutalement l’effet de serre.

L’impact climatique est désastreux avec la température moyenne de la terre qui augmente, les réserves d’eaux douces qui disparaissent, l’augmentation du niveau des océans, la perturbation des cycles saisonniers, la recrudescence des périodes de sécheresse, le bouleversement des écosystèmes.

La voiture de demain dont on a besoin aujourd’hui (voiture électrique)

Néanmoins, certains points doivent être éclaircis.

Le problème n’est pas l’automobile en elle-même mais la façon dont elle est conçue, en l’occurrence son carburant.

La voiture est un outil innovant qui a toute sa place dans notre monde actuel et qui ne saurait en aucun cas être remplacée.

Il n’est certainement pas question de retourner à l’époque moyenâgeuse du cheval et l’histoire illustre parfaitement le fait que la solution ne peut venir que du progrès, de la recherche et de l’innovation.

La voiture peut encore être améliorée et se doit de l’être si elle veut pérenniser son statut.

Paradoxalement, des solutions ont déjà été trouvées, et l’une des plus prometteuses est sans conteste la voiture électrique.

Grossièrement, rien ne change en apparence mis à part la motorisation où le moteur à explosion fait place au moteur électrique, où l’essence est remplacée par l’électricité et où une simple prise électrique se substitut au jerricane ou la pompe à la station.

La motorisation électrique est beaucoup plus silencieuse que la classique et ne rejette aucun gaz toxique ; elle est également plus légère et moins encombrante en termes de volume.

Le réservoir d’essence disparaît et laisse place à une batterie, certes plus grande mais qui confère en retour plus d’autonomie et donc de liberté.

Comparée à la voiture à essence, l’empreinte carbone d’un tel engin devient très vite intéressante et son incidence relativement faible sur les pollutions vis-à-vis de l’homme et de son environnement en font un outil exceptionnellement propre.

Une voiture électrique Volvo

Une voiture électrique Volvo

En milieu urbain il n’est généralement pas nécessaire d’avoir une automobile qui fait du 320 km/h ou du 200 km/h ; d’ailleurs la majeure partie du temps, le parc automobile urbain est coincé dans des embouteillages interminables.

De plus les distances à parcourir sont suffisamment proches pour ne pas avoir besoin de faire le plein tous les jours.

De toute évidence, les facteurs limitant principaux de ce nouveau type de véhicule semblent avant tout être la puissance fournie par le moteur et l’autonomie procurer par la batterie.

Ainsi, si la puissance est trop faible, on perdra du temps pour rien ; par contre si elle est trop forte, la batterie risque de se décharger très vite et de rendre la voiture indisponible jusqu’à la prochaine recharge.

Le problème concerne aussi la batterie, dans sa capacité à fournir durablement de l’énergie à vitesse moyenne, et son temps de recharge.

Conclusion

Ces nouvelles voitures plus propres ont encore, du fait de leurs coûts trop élevés, de leurs limitations techniques et d’une vulgarisation insuffisante voire inexistante auprès de la population, beaucoup de chemin à faire avant de s’imposer mais le fait qu’elles constituent la meilleure option pour l’automobile de demain est inéluctable.

Il serait utile de suivre de très près leur évolution sous peine de perdre pied dans le monde de demain.