Rouler en véhicule électrique, pourquoi pas?

Les véhicules électriques revendiquent d’être des moyens de locomotion propre. En effet, les voitures 100 % électriques sont totalement affranchies de l’énergie fossile.

Leur part de pollution dépend des moyens mis en œuvre pour la production de l’électricité.

Respectueux de l’environnement, puis de plus en plus performant, les modèles électriques peinent à conquérir le marché.

Bon ou mauvais signe ? Pour ne pas rester dans le doute ci-après quelques renseignements utiles.

Électrique avant l’heure

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Contrairement à ce que l’on croit, les véhicules électriques ne descendent pas des véhicules spatiaux.

Ces engins autonomes reconnaissables par leurs énormes roues ne sont pas les ancêtres de la Tesla ou de la Zoe.

La voiture électrique existe depuis 1830. A l’époque l’inventeur du concept, Sir Robert Anderson, avait mis au point une carriole dont l’électricité était produite dans la voiture elle-même. Elle roulait à 6km /h.

Suivra ensuite d’autres modèles. On essaya même une petite locomotive.

A l’époque la découverte puis l’usage de la batterie à plomb rechargeable révolutionna la technologie.

En 1896, un modèle électrique gagne une course pour la première fois.

En même temps d’autres applications sont imaginées, en l’occurrence les taxis électriques de la ville de New York.

Avec la construction en Belgique de « la jamais contente », un modèle de corse filant à 100 km/h, les véhicules électriques étaient au sommet.

Une Phaeton avait 29 km d’économie avec une vitesse de croisière estimée à 22 km/h ; mais elle coûta un peu cher.

Des détails désobligeants liés à l’emmagasinage de l’énergie détournèrent petit à petit l’attention du public.

L’arrivée des fameuse Ford T à essence produites par milliers d’unité change complètement la donne. Du jour au lendemain les modèles électriques sombraient dans l’oubli.

Voiture électrique Zoe de Renault

Voiture électrique Zoe de Renault

Véhicules électriques : le plein d’arguments

Avec le réchauffement climatique de plus en plus réel, les voitures propres sont remises au goût du jour.

Bien avant une prise de conscience environnementale, des conflits répétitifs tournant autour du pétrole aboutissent à une remise en question du moteur à explosion.

Le congrès américain stipule, dès les années 60, la nécessité de trouver une alternative énergétique sérieuse.

Devenue une filière incontournable pour les constructeurs, l’électrique dépasse le cap du prototype.

Très pratique, les modèles présentés peuvent se charger à bureau, à la maison ou dans une borne de station de service classique.

Actuellement des bornes de recharges rapides permettant un regain de 80 % de l’autonomie en une demi-heure existent.

Plus pragmatique, certains prestataires proposent juste de passer changer la batterie en quelques minutes avant de reprendre la route.

Parmi les atouts se trouve également : le coût de l’entretien.

Comparé à une voiture classique, un modèle électrique ne demande pas beaucoup : pas de vidanges ni de changements de bougie réguliers.

Bien avant l’arrivée des boîtes de vitesses automatiques, une voiture électrique offre une conduite fluide.

Il suffit d’accélérer, le moteur ne demande pas de changement de rapport.

A cela s’ajoute un confort sonore ; à l’intérieur la voiture ronronne à peine. Pour la petite anecdote, certains constructeurs ont mis au point des bruitages en option pour pouvoir signaler aux piétons l’arrivée de la voiture, tellement elle était silencieuse.

Mais l’argument principal des revendeurs reste les bonus écologiques.

A l’achat, la remise réservée aux voitures les moins polluées est assez conséquent.

Le bonus peut s’élever jusqu’à hauteur de 30 % du prix du véhicule dans certain cas.

Voiture électrique Tesla modèle S

Voiture électrique Tesla modèle S

Electrique ok mais laquelle choisir ?

Choisir son véhicule électrique revient à déterminer quel usage en faire.

Des études sérieuses sur la mobilité urbaine attestent que 80 % des trajets que nous effectuons en voiture sont faisable en voiture électrique ; comprenant l’allée et le retour.

Cela dit, il est déconseillé de rouler en électrique si l’on prend l’autoroute régulièrement.

Outre l’autonomie annoncée par le constructeur, prenez en compte les options qui vont dépenser l’énergie.

A savoir : le chauffage, la climatisation, l’essuie-glace, l’autoradio.

La règle générale stipule donc que si le constructeur annonce 150 km d’autonomie, elle couvre donc en réalité de 80 km à 100 km.

Ensuite concernant le modèle, ça dépend de ce que vous attendez de la voiture.

Pour des accélérations épatantes, les modèles avec batterie lithium performant sont les mieux adaptés.

Dans ce cas précis, la Tesla reste indétrônable.

Mais d’autres modèles plus soft et nettement abordables s’offre à vous. Notez par exemple que BMW est passé maître dans la filière avec ses modèles équipés de prolongateur d’autonomie.

Audi, Volkswagen ainsi que Mercedes sont en mesure de proposer des offres similaires. Outre Rhin, la Zoe tout électrique de Renault affiche des bonnes performances. C’est d’ailleurs la voiture la plus vendue en France après quelques mois de vente seulement.

Dans la même catégorie, la Smart, la Mia ou la Leaf affichent des qualités respectables. Mais une voiture électrique ne signifie pas seulement petite citadine.

Les versions sans C02 de la Berlingo ou de la Partner seront tout à votre avantage.

Bien entendu un véhicule neuf réserve moins de surprise. L’idéal est d’essayer la voiture sur quelques kilomètres à 50 km/h. Mais ne vous laissez pas duper, une pile rechargeable ne coûte pas le prix d’un réservoir d’essence.

Donc une voiture électrique reste largement plus cher qu’un véhicule diesel ou à essence.

Voiture électrique Nissan Leaf

Voiture électrique Nissan Leaf

L’achat d’un véhicule électrique est un geste pour l’environnement

On se demande juste pourquoi les écologistes purs et durs continuent de la bouder au profit du vélo !

En tout cas, pour ce parent pauvre de l’automobile, le meilleur reste encore à venir. L’attrait que l’on porte sur les modèles hybrides se considère comme un bon signal.

La transition ne se fera pas du jour au lendemain même si tout le monde a déjà compris qu’un jour, tôt ou tard, on conduira tous un véhicule électrique.

Des constructeurs ont même imaginés participer et gagner le Dakar avec des 4 roues motrices équipées de 4 moteurs indépendants : une pour chaque roue. On espère que le courant passe !